ainsi, dans le journal « le Monde » du 31 janvier 2018, page 8, un titre :
Gestion de l’eau : la rébellion des maires de l’Isère
Des élus de montagne(…) refusent le transfert aux intercommunalités
Quelques extraits de l’article :
« La date couperet contenue dans la loi NOTRe qui prévoyait le transfert de la compétence eau et assainissement en 2020 quelle que soit la taille de l’intercommunalité a été suspendue et reportée à …2026 (…) jusqu’à cette date les maires qui siègent en « com com » pourront s’opposer au transfert si 25% des communes représentant 20% de la population votent contre ».
Comme la plupart des maires montagnards de son département, le député PS ne s’attend « à aucune optimisation du service aux habitants »
.../...Plus loin, un maire déclare :
« Nous combattons l’environnementalisme technocratique de ceux qui décident d’en haut, alors que notre gestion sur le terrain n’est pas déconnante écologiquement et économiquement ».
.../...Un autre élu :
“Transférer les compétences à l’échelon intercommunal entrainerait une perte de réactivité des élus sur le terrain . (…). Le jour où la communauté de communes exercera la compétence, nous aurons un technicien basé au siège de la « com com » …Il, mettra quarante minutes pour venir, et encore… ».
« Tous, redoutent surtout une hausse du prix de l’eau pour l’habitant ».
La situation dans notre com-com Ardèche des sources et des volcans, est-elle différente ? Nos craintes sont-elles injustifiées ? En tous cas elles sont largement partagées dans bon nombre de communes rurales de notre pays…
Alors pourquoi notre com com s’obstine-t-elle à aller à marche forcée vers l’intégration ? Pourquoi les représentants de notre commune ne prennent-ils pas l’initiative de contester cette intégration et d’exiger son report à 2026 comme la loi le permet maintenant ?
Le réseau de la commune de Montpezat a été rénové ou complété dans sa quasi-totalité.
Compte tenu de cet état, sa durée d’amortissement (« d’immobilisation » pour les spécialistes), c'est-à-dire le temps qu’il faudra pour reconstituer la ressource financière nécessaire pour renouveler l’équipement ou l’infrastructure, a été portée de 30 à 50 ans !
Notre Com com s’est coulée dans le moule, n’a à aucun moment contesté ce transfert ni informé la population des choix qu’elle a faits.
Trouve-t-on trace de la question dans la brochure distribuée par la com com en décembre ? Rien.
Trouve-t-on trace de la question dans la brochure distribuée par la commune de Montpezat en janvier ? Rien.
Dormez braves gens, on s’occupe de tout.
(il faudra aussi poser, sous peu, la même question à propos du PLUi).
Notre com com a d’ailleurs désigné, et rémunère, comme il se doit, un vice-président, le maire de Saint Cirgues de Prades qui a reçu pour mission : « la préparation de la prise de compétence Eau, assainissement… ».
Tout ça sans « faire de bruit ».
Merci aux parlementaires ardéchois, de droite comme de gauche, qui ont vigoureusement « secoué le cocotier » !!
La population doit se mobiliser derrière eux, pour les bonnes raisons évoquées plus haut, mais aussi parce que, comme le rappelle l’article évoqué : « le gouvernement programme la fin prochaine du droit des maires, hérité de 1789, de veiller directement sur la distribution de l’eau potable et de l’assainissement. ».
Vision passéiste et ringarde ? Non fin des communes et de la proximité essentielle à la vie collective dans les zones rurales.